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| La formation
technique : une formation d'avenir
La France marche sur la tête en ce qui concerne sa jeunesse. Alors que l'emploi reste la première préoccupation des français, les scolaires et souvent leurs parents privilégient les formations générales aux débouchés parfois incertains, tandis qu'ils boudent les formations techniques porteuses d'emplois. Pourtant, l'enseignement technique français est des plus remarquables, il débouche rapidement sur des emplois stables et forme des jeunes à la fois équilibrés et bien armés pour faire face à la vie. Où réside alors le problème ? Dans un monde qui oublie trop souvent le réel au profit de l'image, celle qui est faite à l'enseignement technique est mauvaise et contraire à toute réalité. Le proviseur que je suis ne peut laisser se répandre les idées fausses concernant le lycée professionnel ou le lycée d'enseignement général et technologique qui constituent la Cité scolaire Arbez-Carme. Le lycée professionnel serait un lieu de mauvaises
fréquentations, une voie de garage ou encore un lieu de
"galère" pour les élèves.
Les taux de réussite aux divers examens, tels qu'ils sont
établis par les organismes indépendants, infligent un singulier
démenti aux Cassandre de tous poils. L'absence de chômage à
la sortie du cycle scolaire, comme la possibilité de poursuivre des
études techniques après le BEP ou l'opportunité
d'intégrer le cycle technologique long, assurent à chaque
élève un débouché.
Le lycée d'enseignement général et technologique est l'objet d'idées fausses affirmant que "les enseignements seraient de moindre qualité qu'ailleurs", qu'il " ne serait pas fait pour les meilleurs élèves", qu'il "déboucherait sur des possibilités d'orientation limitées", ou encore, petit relent de sexisme ordinaire, que "les filles n'y auraient pas leur place".
Le baccalauréat technologique (S) est une excellente formation aux concours d'entrée aux écoles d'ingénieurs ou aux classes préparatoires, et, naturellement, à tous les premiers cycles universitaires, en particulier scientifiques. Le baccalauréat Sciences et Techniques Industrielles (STI) constitue un excellent passeport pour les brevets de technicien supérieur (BTS) et les diplômes universitaires de technologie (DUT). Plus du tiers des élèves qui sortent de la Cité scolaire Arbez-Carme avec un brevet de technicien supérieur continuent leurs études à l'université dans des formations commerciales, de gestion ou encore des maîtrises de sciences et techniques (MST).
Pour ceux qui se dirigent vers un emploi de type commercial, je veux leur faire savoir que les industriels de la vallée du plastique privilégient les candidats ayant reçu une formation initiale de nature technique et une formation complémentaire en commerce, et non l'inverse. Je veux encore que l'on sache que les offres d'emploi sont supérieures aux demandes pour les titulaires des baccalauréats professionnels "Plasturgie" et "Outillage" et des BTS "Plastiques et composites" et "Réalisation d'outillage". La Cité scolaire Arbez-Carme contribue quotidiennement à revaloriser l'image du technique. J'invite tous ceux qui pourraient en douter à visiter notre Cité, non seulement au cours des journées "portes ouvertes" du printemps, mais encore quand ils le voudront. Qu'ils me laissent un mail ici. Je leur répondrai. Le 10 septembre dernier, jour de rentrée scolaire, le ministre de l'Education nationale, Claude Allégre, a délivré au pays un signal exempt de toute ambiguïté, dont je veux en conclusion me faire ici l'écho : Il faut casser l'image élitiste où l'on prétend que l'enseignement général est le fin du fin, tandis que le professionnel ne récupère que les recalés du général, alors qu'il est tout aussi noble. |
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