ETUDE DU COMPORTEMENT DE L'AUTOMOBILISTE CANADIEN

Projet pédagogique Classe seconde échange

année 2000

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  Sommaire

  

 


 

 

Introduction.

         Nous les élèves de 2 GT 3 du lycée ARBEZ – CARME, sommes partis au Canada du 30 mars au 14 avril 2000.

         Au cours du voyage nous avions un double objectif : l’immersion dans un pays anglophone et un projet pédagogique : la sécurité routière (nous devions comparer les systèmes français et canadien).

         Afin de réaliser ce projet, nous avons rencontré sur place un agent de police et un professeur de sociologie. De plus nous avons travaillé à partir de documents récupérés au Ministère des Transports de Kingston. Nous avons consacré deux demi-journées de notre voyage à cet objectif.

         De retour en France nous l’avons terminé durant les heures de " projet Canada".Trois axes principaux ont guidé notre étude : le code de la route et le système répressif, les principales infractions au code de la route et leurs conséquences et enfin le comportement de l’automobiliste canadien.

 


1) Code de la route / système de répression.

  • PLAQUE MINERALOGIQUE ET REGLEMENTATION

         Au Canada, vous pouvez si vous le souhaitez, changer votre plaque ordinaire pour une plaque personnelle. En France vous pouvez aussi le faire mais certaines ne sont pas autorisées. Au Canada, vous pouvez mettre ce que vous voulez sur cette plaque que ce soit des écritures ou des dessins ou même des graphiques. Les prix peuvent évoluer de $16 à $185 ($1 vaut environ 5 francs). Il y a juste une obligation, il faut que le fond soit blanc.

  • SECURITE DES ENFANTS : lois et amendes

         Les ceintures de sécurité et les sièges de sécurité pour les enfants doivent être utilisés comme il convient pour réduire le nombre de blessures et prévenir les accidents mortels. Ne laissez pas de sacs d’épicerie, de colis, de jouets et d’autres objets rigides traîner dans le véhicule. Lors d’une collision, ils risquent d’être propulsés dans toutes les directions et de blesser les passagers. Placez les plutôt dans le coffre.Ne transportez jamais plus de passagers dans la voiture que vous n’avez de ceintures de sécurité ou de sièges pour enfants. Ne laissez jamais deux personnes partager la même ceinture de sécurité. En cas d’arrêt brusque, la ceinture risque de propulser les deux corps l’un contre l’autre, ce qui peut causer des blessures internes ou à la tête. La loi stipule qu’il faut utiliser  un siège de sécurité pour enfants ou une ceinture de sécurité et qu’il faut les utiliser selon les normes établies. La loi prévoit également que la personne qui conduit le véhicule est responsable de tous les passagers de moins de seize ans. On peut lui dresser un procès verbal si elle ne s’est pas assurée que les jeunes passagers ont bouclé leur ceinture. Désormais deux points d’inaptitude, une amende de 90$ et une amende supplémentaire de 15$ vous seront imposés si vous-même ou vos enfants âgés de moins de seize ans ne portez pas votre ceinture de sécurité.

  • BUS SCOLAIRES

         Si les conducteurs ne respectent pas la loi, ils peuvent avoir une contravention excessivement dure, ils peuvent aller en prison pendant 6 mois.

         C’est pour cela que les Canadiens respectent les lois plus que les Français. Les Canadiens font donc plus attention.

  • RESPONSABILITES ET REPRESSIONS

         Le 16 février 1999 une loi a été mise en place. Tous les véhicules étant en Ontario sont conduits à la fourrière si le conducteur n’a pas respecté le code de la route. Son permis de conduire lui sera retiré et il devra payer les frais de remorquage et de gardiennage.Si les Canadiens ne respectent pas cette loi, ils mettent en danger la vie d’autrui.Tant que le permis est suspendu, le conducteur n’a pas le droit de conduire voitures,camions, bus ni même motocyclettes.Dans tous les cas, le véhicule est conduit à la fourrière.

         Frais à payer : 100 à 900$ pour une période de mise en fourrière de 45 jours. 5000 à 50 000$ pour une voiture suspendue.

 

  • LE PORT DE LA CEINTURE

    Au Canada, il y a environ 650 000 collisions qui font 170 000 blessés et 3200 morts.

         La meilleure façon de réduire le nombre de victimes consiste à accroître l’utilisation de la ceinture car elle réduit de 55% les risques de perte de vie ou de blessures dans une collision.

         De nos jours, les voitures sont conçues pour résister aux chocs ou tout du moins les aborder : habitacle déformable et renforcé, renforts latéraux, colonnes de directions amortissant. Ceci n’empêche pas les chocs à l’intérieur du véhicule suite à l’impact, les chocs peuvent causer des blessures ou la mort suite aux bousculades ou à l’éjection : c’est la collision humaine.

         Il faut se souvenir qu’à 50 km/h, une collision de plein fouet correspond à une chute d’une hauteur de 3 étages.

         Il existe 4 types de collisions : frontale, latérale, arrière ou le tonneau.

         Lors d’une collision frontale, l’avant du véhicule joue un grand rôle dans l’absorption du choc, car en se déformant, il absorbe une partie de l’énergie cinétique due à la vitesse de la voiture. Les occupants sont projetés vers le point d’impact. Sans la ceinture, ils se heurteraient au volant ou au pare-brise. Les passagers arrière écraseraient les passagers avant entre le siège et le tableau de bord.

         Dans le cas d’une collision latérale, les portières et les renforts latéraux ne peuvent pas absorber le choc comme l’avant du véhicule, donc le choc est plus violent. Les passagers non attachés se heurtent les uns aux autres et se blessent. Le conducteur, s’il est attaché, a plus de chance de garder le contrôle de son véhicule car la ceinture absorbera une partie du choc.

         Au moment de l’impact dans une collision arrière, les occupants du véhicule s’enfoncent dans leur siège puis rebondissent vers l’avant, pour subir les mêmes chocs que dans la collision frontale. Les ceintures de sécurité empêchent les chocs.

         Le tonneau est l’accident le plus dangereux pour l’occupant qui n’a pas sa ceinture car il est éjecté après avoir été blessé suite aux chocs à l’intérieur du véhicule.

         La ceinture de sécurité est indispensable car elle maintient l’occupant en place. Elle absorbe une partie du choc et répartit l’autre partie sur les parties les plus robustes du corps : hanches, poitrine et abdomen. La ceinture ne doit jamais être passée sous le bras, car en cas de choc, elle exercerait une pression sur le cœur et ferait exploser l’aorte. La ceinture doit toujours être portée, même si le véhicule est équipé d’air bags car ceux-ci ne préviennent pas le risque d’éjection.

         Au Canada, le Programme Canadien sur la Protection des Occupants (PCPO) a été très efficace : le port de la ceinture est passé de 68 à 87% et entre 1989 et 1994, le Programme a sauvé 1600 vies et évité 25000 cas de blessures. Un taux de 100% du port de la ceinture pourrait sauver 300 vies.


 

2) Principales infractions au code de la route.

 

LES ACCIDENTS

         Chaque année il y a environ 650 000 accidents matériels, ce qui fait 170 000 personnes blessées et 3 200 personnes tuées. Depuis 1950, il y a 180 000 Canadiens qui sont morts sur les routes.

        Les quatre principaux types de collisions :

  • Les collisions frontales
  • Les impacts latéraux
  • Les collisions d’arrière
  • Les tonneaux

         En utilisant les ceintures de sécurité on peut réduire :

  • de 55% à 75% le risque d’être blessé ou tué sur les route
  • de 40% le risque d’être blessé ou tué par impact latéral
  • de 13% le risque d’être blessé ou tué par tonneau
  • de 50% le nombre de blessés

         Dans 68% des accidents en 1989, les occupants portaient leur ceinture ; en 1994, 87% des occupants accidentés portaient leur ceinture.

         En 1989, 74% des conducteurs portaient leur ceinture et en 1994, 92% des conducteurs portaient-leur ceintures.

         Depuis 1989, 1600 vies ont été sauvées grâce à la ceinture.

         En 1976 l’Ontario est la première province qui a obligé le port de la ceinture de sécurité.

 

Les accidents et l'alcool au volant

 

         Le nombre d’accidents mortels impliquant des conducteurs en état d’ivresse , le nombre de conducteurs en état d’ivresse impliqués dans un accident mortel

        Le nombre  de conducteurs qui ont péri et qui avaient consommé de l’alcool de même que le nombre d’accidents où l’alcool était en cause, étaient moins élevés cette dernière année que lors des années de la dernière décennie.

         La diminution du nombre de victimes d’accidents dus à l’alcool (27%) depassait cette année de beaucoup la diminution du nombre total d’accidents (7%) , ce qui donne à penser que les mesures de prevention destinées à contrer l’alcool au volant ont atteint le but visé. Le nombre de suspensions de permis de conduire pour cause de conduite en état d’ivresse a baissé dans l’Ontario

         Les conducteurs masculins sont plus impliqués que les conducteurs de sexe féminin dans des accidents liés à l’alcool , et on constate que le taux de conducteurs en état d’ivresse décroit avec l’age

         Les accidents mortels impliquant des conducteurs en état d’ivresse sont plus susceptibles de se produire entre 18 h et 6h le vendredi , le samedi et le dimanche.

         Malgré le nombre encore important d’accidents ( mortels ou non ) impliquant des conducteurs en état d’ivresse dans la province de l’Ontario cette dernière année , les différents indicateurs , tous fortement en baisse, permettent d’affirmer que les résultats des campagnes de prévention sont encourageants.


 

 

3) comportement de l'automobiliste canadien.

RESULTAT DE L’ENQUETE « CONDUIRE DANS L’ONTARIO »

Réalisée auprès des éleves canadiens de l'école de Sydenham

1.    Avez-vous un permis de conduire ? A quel âge l’avez-vous passé ? Si vous n’en avez pas, à quel âge pensez-vous le passer ?

Permis

OUI=4 réponses
NON=25 réponses

Age :

16 ans=21 réponses
17 ans=7 réponses
18 ans=4 réponses

2.    Comment faites-vous pour passer votre permis de conduire dans l’Ontario ? Est-ce difficile ?

Dans l’Ontario on peut conduire à l’âge de 16 ans avec ses parents, suite à un test écrit. Huit mois après ce test, il est alors possible de passer un examen de conduite qui autorise à conduire tout seul.

L’obtention du permis de conduire est :

Facile =7 réponses
Moyenne = 5 réponses
Difficile = 6 réponses

3.    Est-il important d’avoir son permis dans l’Ontario ?

Important=unanimité

4.    Le code de la route est-il bien respecté ?

Bien respecté=12 réponses

Pas bien respecté=2 réponses

Cela dépend des personnes=13 réponses

5.   Quelles sont les règles qui sont respectées ?

Limitations de vitesse = 5 réponses

Signalisation = 2 réponses

Panneaux STOP = 16 réponses

Ceinture de sécurité = 5 réponses

Voies de circulation = 2 réponses

Feux rouges = 7 réponses

Aucune = 2 réponses

6.    Quelles sont celles qui ne le sont pas? Limitation de vitesse =22 réponses

Ceinture de sécurité=3 réponses

Doubler sur une ligne continue=2 réponses

Conduite en état d’ivresse=7 réponses

7.   Décrivez les automobilistes de l’Ontario.

Bons conducteurs=15 réponses

Fous =1 réponse

Agressifs =5 réponses

Conduisent vite=3 réponses

Conduisent en état d’ivresse=1 réponse

Généralement, les automobilistes de l’Ontario sont polis et respectent les règles de la route. Mais parfois ils boivent avant de conduire et ils roulent vite, mais uniquement dans les grandes villes comme Toronto.

8.    Quels sont les stéréotypes que vous avez des conducteurs des autres provinces ?

Aucun

Les conducteurs Québécois sont :

Fous=5 réponses

Mauvais=13 réponses

Sympas=1 réponse

Les automobilistes en Alberta conduisent bien=1 réponse

D’une manière générale, les Ontariens n’ont pas de préjugés. Malgré tout, ils n’aiment pas les conducteurs québécois

                                                                            

9.    Quelles sont les principales causes d’accident ?

Alcool = 26 réponses

Conditions climatiques = 4 réponses

Vitesse=13 réponses

Animaux = 2 réponses

Cannabis=2 réponses

10.    Quels systèmes de sécurité dans les voitures sont importants à vos yeux ?

Ceinture = 22 réponses

ABS =2 réponses

Airbag = 13 réponses

11.    Pensez-vous qu’il y ait assez de gendarmes sur les routes ?

OUI = 18 réponses

NON = 8 réponses

12.    L’alcool au volant est-il un gros problème dans cette province ? Et à Sydenham ?

Ontario

OUI =21 réponses

NON =4 réponses

Sydenham

 OUI =14 réponses

NON =9 réponses

 

Comparaison des systèmes français et canadien:

-Au Canada, presque toutes les voitures possèdent des boîtes de vitesses automatiques, alors qu’elles sont principalement équipées de boites manuelles en France.

 -Les limites de vitesse sont approximativement les mêmes qu’en France, mis à part sur l’autoroute, où elles sont plus petites au Canada qu’en France.

-Les Canadiens sont généralement plus prudents au volant que les Français, alors que leurs routes sont moins dangereuses que les routes francaises.

-Le marquage au sol est jaune.

-Les plaques d’immatriculation peuvent être personnalisées.

-Les routes sont beaucoup plus vallonnées en France.


 

Conclusion.

 

         Suite à de nombreux accidents, le gouvernement canadien a mis en place un système de répression plus sévère que le nôtre. Les accidents sont donc moins fréquents au Canada mais les causes restent les mêmes.
Les automobilistes canadiens respectent en général les limitations de vitesse, plus basses qu'en France, ainsi que les panneaux de signalisation.
Bien qu'il faille tenir compte de nombreux facteurs qui différencient nos deux pays, comme le relief plus escarpé, les routes plus dangereuses, et une circulation plus importante, nous devrions prendre exemple sur les Canadiens sur plusieurs points :

  • la sévérité des amendes
  • la prévention
  • l'interdiction de consommer de l'alcool avant 21 ans.

 

Nous pensons aussi qu'il faudrait réviser quelques limitations de vitesse à la baisse .

 

Les élèves de Seconde échanges.

Juin 2000